Tristan et Félicien

Pascal Perrat organise sur son blog des exercices d’écritures créatives. Ce texte est ma participation à l’exercice 446 !

Dès sa naissance, la tristesse lui donna la main pour traverser la vie et ne la lâcha plus. Une fois, pourtant (écrire la suite )

un événement inattendu bouleversa son quotidien.

Alors que Tristan s’était un peu éloigné des enfants jouant au square, une vieille dame s’approcha de lui. Le pensant perdu elle chercha à l’aider.

“Quel est ton prénom mon petit bonhomme?
-Trist..heu Félicien, je m’appelle Félicien ! “
se surprit-il à répondre joyeusement.

C’était son premier mensonge. Il avait 5 ou 6 ans et cet élan d’imagination lui sauva sans doute la vie…

En effet, régulièrement, il entendait ses parents dirent de lui qu’il était souvent triste. Sans savoir pourquoi Tristan avait associé sa tristesse à la consonnance de son prénom.

Les jours qui suivirent, il garda pour lui sa nouvelle identité. Cependant, autant Tristan était triste et timide, autant Félicien était joyeux et entreprenant. Il décida alors, à 6 ans, qu’il s’appelerait Félicien pour toujours.

Il aura suffit d’un mensonge pour lui changer la vie. Chaque jour il remercie cette dame qui, sans le savoir, lui a permis de changer son point de vue. Certains changements sont parfois essentiels pour vivre heureux.

“J’en connais qui, à 40 ou 60 ans n’ont pas encore eu la chance de croiser la vieille dame”…pensa Félicien en emmenant son petit fils au square.

A très vite pour de nouveaux mots !

Stéphanie

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